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Bars à sourire l'Autorité de la concurrence blanchit l'Ordre...

BLANCHIMENT: 

Saisie par des sociétés d'éclaircissement
dentaire, l'Autorité de la concurrence estime
que les représentants de la profession dentaire,
au premier rang desquels l'Ordre, n'ont pas contrevenu au Code de commerce.
L'Autorité de la concurrence vient de rejeter la saisine qu'avait formée la société Point Sou-i rire contre l'Ordre national des chirurgiens-dentistes, la Confédération nationale des syndicats dentaires et l'Association dentaire française (i). C'est l'issue d'une procédure entamée par Point Sourire le 19 décembre dernier, à laquelle s'étaient jointes la Fédération française de l'éclaircissement dentaire et la société B comme Blanc, et au cours de laquelle Christian Couzinou, président du Conseil national, avait été auditionné à deux reprises. Dans sa «discussion», préalable à sa décision proprement dite, l'Autorité de la concurrence aborde en premier lieu l'«entente» supposée entre l'Ordre, la CNSD et l'ADF, ainsi que l'alléguaient Point Sourire et les deux autres saisissants. Pour l'Autorité, les saisissants «ne présentent aucun élément [...] de nature à étayer de manière probante l'allégation d'une action concertée entre les trois organismes en vue de mettre en place une campagne de désinformation visant à évincer les
centres d'éclaircissement». L'autorité précise que «le simple parallélisme de comportement ne suffit pas à établir cette concertation [...] dès lors qu'il peut se justifier [...] par une approche commune du phénomène des bars à sourire, par ailleurs largement partagée par l'administration ». S'agissant de «l'existence d'une pratique anticoncurrentielle de dénigrement sous l'égide de l'Ordre», l'Autorité estime que «les propos tenus par les représentants de l'Ordre, de la CNSD et de l'ADF, rapportés par la presse ou figurant dans la revue ordinale, consistent exclusivement en propos généraux, quelle que soit la thématique retenue» et qu'ils «ne sont pas constitutifs d'un dénigrement dans la mesure où ils ne consistent pas à jeter publiquement le discrédit sur une personne, un produit ou un service identifié». [...]

Source LA LETTRE Nl 112 Novembre 2012