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Blanchiment dentaire, nouvelles directives Européennes en vue...

BLANCHIMENT: 

Un article de Dentiste.be. Ce fut le sujet d’actualité cet été. Comme nous vous l’avions annoncé, des décisions devaient être prises au niveau européen afin de clarifier le statut des produits de blanchiment dentaire.
Le Conseil européen a pris une Directive le 20 septembre 2011 référencée 2011/84/UE. Elle a fait l’objet d’une publication au Journal officiel du 29 octobre 2011. Vous pouvez la lire ici >>>.

A noter que cette Directive s’applique tant au peroxyde d’hydrogène présent dans les produits ou dégagé par d’autres composés ou mélanges contenus dans ces produits.
Ceci mettra fin à des affirmations trompeuses de certains produits façon « 0 % peroxyde ».

La Directive distingue 3 situations selon la concentration en peroxyde présent (ou libéré) :

Une concentration maximale de 0,1 % de peroxyde d’hydrogène présent dans les produits bucco-dentaires ou dégagé par d’autres composés ou mélanges contenus dans ces produits est considérée comme ne présentant aucun risque.
Cette catégorie vise donc des produits dont le champ d’application ou l’usage sont des produits bucco-dentaires, y compris les produits de rinçage buccal, les dentifrices et les produits de blanchiment ou d’éclaircissement des dents où la concentration maximale autorisée dans le produit cosmétique fini est ≤ 0,1 % de H2O2, présent ou dégagé.

L’utilisation de produits de blanchiment ou d’éclaircissement des dents dont la concentration en peroxyde d’hydrogène présent dans ces produits ou dégagé par d’autres composés ou mélanges contenus dans ceux-ci est supérieure à 0,1 % et inférieure ou égale à 6 % peut être considérée comme sûre si les conditions suivantes sont respectées:
un examen clinique approprié est effectué afin de garantir l’absence de facteurs de risque ou d’une quelconque pathologie orale préoccupante
et que l’exposition à ces produits est limitée de manière à garantir que les produits sont exclusivement utilisés conformément à leur destination, en termes de fréquence et de durée d’application.

La Directive demande que ces produits soient réglementés de façon à garantir qu’ils ne sont PAS directement accessibles aux consommateurs. Pour chaque cycle d’utilisation de ces produits, la première utilisation devrait être limitée aux praticiens de l’art dentaire. Les praticiens de l’art dentaire devraient alors donner accès à leurs patients à ces produits pour le reste du cycle d’utilisation.

Il est stipulé très clairement que ce type de produit doit être vendu uniquement à des praticiens de l’art dentaire et ne peut être utilisé chez les enfants/adolescents âgés de moins de dix-huit ans.

Les produits dosés à plus de 6% sont interdits.

Des dispositions concernent les mentions qui doivent obligatoirement figurer sur l’étiquetage du produit :

Concentration du H2O2 présent ou dégagé indiquée en pourcentage.

Ne pas utiliser chez les enfants/adolescents âgés de moins de dix-huit ans.

Doit être vendu uniquement à des praticiens de l’art dentaire. Pour chaque cycle d’utilisation, la première utilisation doit être effectuée uniquement par des praticiens de l’art dentaire ou sous leur supervision directe, si un niveau de sécurité équivalent est assuré. Ensuite, à fournir au consommateur pour terminer le cycle d’utilisation.

Date d’entrée en vigueur
Bien sûr la Directive doit encore être transposée en droit national. Mais cela DOIT se faire avant le 30 octobre 2012, car les dispositions entrent en vigueur pour tous les pays le 31 octobre 2012.
A noter que déjà actuellement, l’utilisation du peroxyde d’hydrogène est déjà soumise aux restrictions et conditions visées à l’annexe III, première partie, de la directive 76/768/CEE. Ce qui signifie que les inspecteurs du Service de Contrôle dédié aux cosmétiques peuvent DEJA être actifs sur le terrain.
Nous avons appris qu’une série de contrôles est déjà en cours. Esthéticiennes, bars à sourire et autres établissements où se vendent ces produits sont déjà visités par les Services d’inspection. A noter que des cabinets dentaires sont également susceptibles d’être contrôlés, et nous savons que cela a déjà été le cas.

Cette Directive était la bienvenue pour clarifier une situation qui n’avait rien d’un blanc éclatant.

Michel DEVRIESE
6 décembre 2011